Bienvenue à toi
En te souhaitant de glaner quelques plaisirs ici ou là ...

J'écoute : les découvertes du moment : Tango ... et Mahler ... aucun rapport ... mais quelles musiques !
Je regarde : Une histoire du tango ... un bijou !
Je lis : L'art de vivre
Je mange : des salades, des légumes, des fruits
Je bois : de l'eau
Je cite : Desproges, Pierre Dac, Francis Blanche
Je pense : à savourer l'instant présent ... Hic et nunc ...
Je rêve : à celui qui sera le Roi de Cœur, le vrai ... mais bon ...
(mis à jour dimanche 22 mai 2011 à 19:46)

17/01/2012

17/01/12 - 18:17

Le grand voyage, puisse-t-il savourer la musique des sphères ...

Après la nouvelle brutale à Paris de l'arrêt de sa carrière, Gustav Leonhardt s'en est allé. Hier, 16 janvier ... Certains l'avaient, assez sottement d'ailleurs, surnommé le pape de la musique baroque. Ce départ, même s'il est naturel après une vie aussi riche, reste bien triste et je vous épargnerai donc, bande de gayens que vous êtes, l'annonce à minuit pétante "le pape est mort" !!!!

Pour ceux qui ne verraient ici qu'une annonce de plus de type people ... Il me semble que Gustav Leonhardt et son compère Nikolaus Harnoncourt ont durablement renouvelé l'approche de la musique écrite. Ils ont tellement influencé plusieurs générations de musiciens, bien au delà de leur premier répertoire, à savoir, les musiques du XVIème au XVIIIème siècles.

Aller, si l'heure est au grand repos pour lui, pour nous autres mélomanes, l'heure est à l'écoute, sans doute un peu émue pour quelques temps, des centaines d'enregistrements qu'il a laissés.

08/01/2012

08/01/12 - 09:32

Scarlatti - Diego Ares

Gaëtan Naulleau, ex grand officier de la musique baroque sur France Musique, resté général en chef à Diapason, avait été ébloui par la prestation de Diego Ares dans ce disque Soler. Personnellement je suis resté plus réservé, le discours manque sérieusement de maîtrise et Naulleau vend pour des traits de génie là où les doigts de Scott Ross, Andreas Staier, Rafael Puyana, Noëlle Spieth ne trahissent ni l'intention ni l'exigence de leur possesseur.
Pourtant l'intention y est, c'est sûr ! Vivement une nouvelle version avec les reprises, les traits et décalages assumés sans ces flottements rythmiques qui déstabilisent tout.



Au delà de la sublime version de Scott Ross, une merveilleuse version sur un disque de 1990 par Rafael Puyana mérite beaucoup plus que le détour. Il y a quelque chose de solaire dans ce Soler là que je ne retrouve pas forcément ailleurs. Et Rafael Puyana ose et ses doigts le suivent jusqu'au bout dans ses intentions !



Revenons à Diego Ares. Pourquoi un billet ici ? D'une part parce qu'il existe depuis peu un groupe de Scarlattophiles, ma foi, fort distingués et d'autre part parce que Diego Ares sort un disque Scarlatti le 12 janvier prochain, dans 4 jours. L'évènement est d'importance, Rafael Puyana vient d'avoir 80 ans et il était temps qu'un claveciniste espagnol prenne le relais.



Ce disque est à guetter, la direction artistique de Pan Classics sera-t-elle à la hauteur cette fois-ci ? Diego Arès aura-t-il travaillé suffisamment traits et rythmes ... la réponse par ceux qui l'auront eu dans les oreilles ... Mais ce Scarlatti là devrait apporter beaucoup de toutes façons.

02/01/2012

02/01/12 - 01:09

Shame : Un chef d'œuvre mais pas seulement ...



Samedi soir, réveillon. Avec une amie. Alors avant de se faire un restau, un film. Je n'ai rien trouvé qui me tente. Je propose "Le Havre" comme ça ne semble pas bien léger pour une soirée de réveillon, elle me propose d'aller voir "Shame". Pourquoi pas ? Un œil sur allociné, l'affaire est entendue, c'est un bon film, donc OK.
Ce n'est pas un bon film, c'est un chef d'œuvre. Je n'ai rien trouvé à redire. Bande son, photo, montage, scénario, jeux d'acteurs, costumes, décors, tout y est. Bravo Steeve Mc Queen II. Bravo tous les acteurs épatants quelque soit leur rôle. Compte tenu du public de GA, je reconnais en plus que je me ferais bien volontiers prescrire un petit coup de Michael Fassbender matin, midi et soir, avant et après chaque repas ... Le dernier acteur que j'ai vu ne plus jouer mais être complètement le personnage, c'était Jean Carmet qui était le Père Grandet dans Eugénie Grandet de Balzac. Je préfère la plastique de Fassbender ... question de goût ...

Mais il y a un mais ... J'ai la clé du film en 10 minutes. C'est un peu dommage. Mais bon ... Mais quelle clé ?

Après minuit, quelques SMS, quelques coups de fil. Parmi eux, un copain homo me dit avoir vu le film. Un film sur l'addiction sexuelle. Je lui affirme qu'il ne s'agit pas de ça, « si, si, nous en reparlerons la prochaine fois que l'on se voit ». Et stop ! Surpris, je passe quelques heures sur le web. Rien. A peine si Tétu signale que Steeve Mac Queen II est « ouvertement gay ». Mais rien, nada. Ce film est uniquement présenté comme un fil sur l'addiction sexuelle et stop.

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Qui l’a vu parmi les lecteurs et acteurs de GA ?

Si vous ne l'avez pas vu, arrêtez-vous peut-être ici ... et revenez après l'avoir vu ...




Ma proposition.

Pour moi, ce film n’est en aucune manière une quête sur l’addiction sexuelle. Ce serait en cette période de fêtes confondre l’emballage et le cadeau. Pour moi, le cadeau, c’est un film sur la quête de l’identité sexuelle. Brandon est gay, c’est clair au bout de 10 minutes maxi. Il faudrait que je prenne un chrono pour dire exactement combien, mais guère plus de 10 minutes sur 1h40 de film.

Explications.
  • Brandon n’aime pas les femmes, il les utilise. Une femme qui glisse une once de sentiment lui fait peur, le glace, le terrorise.
  • Brandon travaille dans un monde parfait. Dans ce monde parfait l’homme baise et collectionne les conquêtes. Brandon travaille dans un monde de performance, c’est une des deux seules choses que l’on sait sur son boulot. La seconde chose sera les films de sodomie et autres doubles pénétrations qui ont véhiculé des virus sur son ordinateur de bureau. Evidemment chacun sait sur GA que la sodomie est une pratique exclusivement hétérosexuelle …
    Dans ce monde de performance, la performance sexuelle de Brandon est au service de sa sexualité. Toute la tragédie réside dans la suggestion fine mais progressive du retournement. La performance va s’écrouler au profit de l’émergence de sa sexualité.
  • Brandon sort en boite avec son boss et ses collègues. Il finira par sauter sauvagement sur un coin de rue la fille que son patron venait de draguer. La fille n’est qu’un objet transitionnel entre Brandon et son patron.
  • Lorsque Brandon sent sa virilité défaillir parce qu’il pourrait bien être aimé par sa collègue de bureau, il se prend un rail de coke … et tombe en panne. Par contre, il retrouve son énergie quand il sodomise contre la vitre une prostituée quelques minutes plus tard. Cette panne va le hanter.
  • Il va outrageusement draguer une fille dont il identifie l’armoire à glace qui lui sert de « petit » ami. Il se fait copieusement casser la gueule en continuant à draguer la fille. Mais avant de se faire tabasser, ce n’est plus la fille qu’il drague mais le mec, la fille apparaît dès la fin de la scène comme, encore une fois, un simple objet transitionnel. C’est au mec qu’il continue à débiter ses cochonneries lubriques. Plus à la fille.
  • S’en suit l’hésitation, le doute, la crainte, la visite dans la backroom gay. Encore une fois, magnifiquement joué, Brandon est - enfin - détendu quand il se fait faire une fellation. C’est la première fois qu’on le voit lâcher le contrôle de la situation.
  • Pour se rassurer, il part voire les deux professionnelles. Il n’y arrive plus, son désarroi est total. Il ne baise plus, il s’agite et ne trouve aucun plaisir, son corps transpire le désespoir. Là est la honte. Shame en anglais. Non pas honte d’addiction sexuelle, honte de panne sexuelle, honte d’être pédé.
  • Au retour, son dialogue silencieux avec la blonde du métro. C’est la seconde fois, c’est un autre Brandon cette fois. C’est elle qui le drague. Il ne répond plus. S’en est fini de l’hétéro.
  • De même la fin des gadgets. La scène est plus ambigüe puisque brandon jette tout. Mais le matériel est sexuellement et essentiellement un matériel « féminin ». L’ordinateur est jeté non pas en tant qu’ordinateur, mais en tant que fenêtre par laquelle entre la prostituée en webcam.
Génialement introduite, génialement jouée, la sœur de Brandon sert de contrepoint à cette addiction. Elle est la seule qui l’émeut. Il n’y a pas d’enjeu sexuel avec elle. Si Brandon avait été un addictif hétéro, il y aurait eu une belle scène d’inceste. Non, il la chasse mais la récupèrera. La scène de violence avec sa sœur n’est pas contre sa sœur mais contre lui-même, elle seule peut avoir compris de quoi il s’agit. Ce ne sera pas dit explicitement.

La fin du film les réunit. Dans une scène double, l’un et l’autre affalés sur le lit d’hôpital. L’un et l’autre face au même désarroi : « Je suis si deux ». La sœur qui vient de faire une tentative de suicide, Brandon face à sa dualité, sa découverte. Hétéro à l’extérieur, homo à l’intérieur. L’un et l’autre face à une épreuve d’acceptation de la vie. Fabuleux. On trouvera une clé supplémentaire dans la connaissance hindoue des chakras. Le deuxième chakra est lié à la sexualité. La qualité de la sexualité, non pas la performance. La qualité de la sexualité, c’est celle qui correspond à homo ou hétéro. C’est aussi le chakra de la peur de perdre. La perte absolue étant la perte de la vie. Sexualité et Mort au même degré. Brandon et sa sœur échoués sur ce lit d’hôpital, l’un face à sa tentative échouée de sexualité, l’autre face à sa tentative échouée de mort. Deux dualités, deux « suis si deux ». Génialissime.

Ce film, vendu comme un film sur l’addiction sexuelle, est sans doute avec « Juste une question d’amour », l’un des plus beaux films sur l’acceptation de soi, sur l’acceptation de l’homosexualité par soi-même dans une civilisation qui nous pousse non pas à la sexualité mais à la performance sexuelle virile et saillante.
Sans doute un des films les plus militants sur le sujet. C’est sûrement très bien qu’il soit vendu autrement … le message même seulement suggéré demeure. Lecture simple : honte sur l’addiction sexuelle dévoilée aux yeux de la sœur. Lecture second degré : marche inexorable vers la honte de se découvrir pédé.
L’an dernier était sorti Black Swann. Certains n’y ont vu qu’un film performance de Nicole Kidman sur la danse. D’autres y ont vu un chef d’œuvre dans la descente aux enfers de la schizophrénie. Ce n’était déjà pas tout à fait la même chose …
J’ai lu un peu partout que le choc est frontal. Foutaise ! Tout ceci n’est que finesse et délicatesse. La douloureuse rigueur de cette quête vers soi n’est en fait que suggérée ou dévoilée avec la plus grande finesse. L’engagement fulgurant de Michael Fassbender et l’exposition de son matériel XL ne doivent pas masquer l’essentiel du scénario de ce film d’exception.

Si vous ne l’avez pas vu … Courrez-y !
Si vous ne l'avez as vu comme ça ... à vos claviers !

01/01/2012

01/01/12 - 02:15

Meilleurs Vœux à tous

Un délice de saison ... My Favorite Things, un standard de Jazz dans la version de la chanteuse coréenne Youn Sun Nah



31/12/2011

31/12/11 - 15:23

Découverte / Vincenzo Capezzuto

Le 23 janvier, sortira le prochain album de Christina Pluhar avec son ensemble l'Arpeggiata.



En y regardant de plus près, le contenu de ce disque a déjà fait l'objet de concerts. Et là, parmi les habitués de la belle Christina, ce jeune homme qui est apparu dans le dernier numéro de l'album paru, à savoir Via Crucis. Dont voici une version en public :



Il s'appelle Vincenzo Capezzuto. Si j'ai bien compris, chanter est une occupation secondaire, son vrai métier est danseur étoile au San Carlo de Naples. En voici 3 preuves, dont la première encore avec l'Arpeggiata de Christina Pluhar :







Revenons à la belle Christine et à ce qui semble appartenir à son prochain album.





Comme aurait dit ce bon Coluche : « Dieu a dit les hommes seront égaux ... Mais certains seront plus égaux que d'autres ... »

Sur cette sage pensée, je vous souhaite à tous de finir 2011 en beauté et d'arroser dignement l'arriver de 2012 !

29/12/2011

29/12/11 - 11:46

Domenico Scarlatti

Un nouveau groupe s'est formé ... « Scarlatti le magnifique » ! Après quelque échange avec son fondateur, j'ai eu envie de réécouter ce bon Domenico. Pas toujours facile pour moi depuis qu'en décembre 1985, j'ai entendu un certain Scott Ross littéralement improviser ces sonates en concert. Les larmes aux yeux la plus grande partie du concert, c'est sans doute une des plus grandes expériences humaines et musicales que j'ai vécues. Alors, comment trouver son bonheur dans la musique en conserve quand on a goûté un produit de cette fraîcheur ?
J'ai retrouvé ceci dans ma discothèque :



On attend Alain Planès sur un piano dit moderne, surtout quand on dégusté ses merveilleux Haydn.
On attend Scarlatti sur un clavecin.
On mesure habituellement ces 30 sonates à l'aune des Gustav Leonhardt, Pierre Hantaï, Scott Ross, Raphaël Puyana et quelques autres. Et puis, ces 30 sonates sont presque des tubes. Alors comme tous les tubes on laisse de coté.
Quand au hasard d'une médiathèque ou d'une discothèque amie, j'ai eu la chance de découvrir cet album. Alain Planès sur un pianoforte. La surprise est de taille et la réussite aussi. Les deux disques se déroulent et virevoltent à la manière d'une immense guirlande. Le pire c'est que les deux CD passés, on a envie de recommencer. Et quand on recommence, on a l'impression de découvrir à nouveau. Les albums qui donnent ces sensations sont suffisamment rares pour que celui-ci mérite d'être signalé. Que l'on prenne ces sonates séparément ou comme un tout, la réussite est la même. Chacune attire l'oreille, un petit peu comme si l'on était tenu en haleine deux CD durant ... C'est aussi la caractéristique des grands chefs d'oeuvre d'accueillir une multitude de lectures possibles pour en saisir les différentes facettes.
Qui sait ? Peut-être une des plus belles portes d'entrée au corpus (immense !) des sonates de Domenico Scarlatti ?


13/12/2011

13/12/11 - 23:27

Les adieux de Gustav Leonhardt

Actualité sur France Musique

Mardi 13 Décembre 2011 16:32 dépêches notes

Jacques Drillon dans le Nouvel Observateur de ce jour nous apprend que Gustav Leonhardt met fin à sa carrière. Le claveciniste et chef d’orchestre hollandais, lundi 12 décembre, a donné son dernier récital, au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Dans une salle archi-comble Gustav Leonahrt a joué, en guise de Bis, la vingt-cinquième Variation Goldberg de Bach, « il a eu le plus grand mal à la jouer jusqu’au bout, souffrant visiblement, épuisé », selon les mots de Jacques Drillon.

Pour lui laisser le temps de quitter plus rapidement le théâtre par la façade avant, et sans être importuné par le public, la direction avait condamné les portes de la salle quelques minutes. Confiné à l’intérieur, l’auditoire a envahi la scène. En l’absence d’annonce officielle, nul n’était censé savoir qu’il n’y aurait plus jamais de concert de Gustav Leonhardt.


No comment ... Merci Monsieur ...

04/10/2011

04/10/11 - 22:35

Nouveau slogan au sénat ...

Mitterrand l'a rêvé ...
Sarkozy l'a fait !



Etonnant, non ?

29/09/2011

29/09/11 - 00:03

Ah ces jeunes ...

Une magnifique Messe en si qui a manifestement beaucoup évolué depuis les dernières vidéos de Nikolaus Harnoncourt dans Bach. Une interprétation de 1er rang à mon goût.
En regardant les membres de l'orchestre, j'ai trouvé que Erich Höbarth, le premier violon du Concentus Musicus et en même temps violoniste du Quatuor Mosaïques, avait pris "un coup de vieux" par rapport aux dernières vidéos que j'ai pu voir du Concentus Musicus. Mais après vérification, je me suis aperçu que cette vidéo date d'octobre dernier. J'ai alors machinalement fait le petit calcul suivant :

Leonhardt : né en 1928 donc 83 ans cette année.
Nikolaus Harnoncourt : 1929 donc 82 ans
Alice Harnoncourt : 1930 donc 81 ans.

Cela signifie que dans cette « petite » vidéo, découverte ce soir, les deux gamins de cette bande des trois nous donnent une splendide Messe en si de Bach exécutée au Japon il y a donc presqu'un an. Au delà de la prestation, qui dirait que le chef avait 81 ans, que la dame aux cheveux gris qui est deuxième premier violon au premier rang à gauche avait 80 ans, oui 80 ans ... Que la soprano aux cheveux gris est ... leur fille ... de 56 ans.
Il y a manifestement des familles où la musique conserve ...

Aller belle nuit aux uns, belle journée aux autres ...
Quant aux amateurs, essayez de déguster les 10 vidéos, ça vaut le détour ...

15/08/2011

15/08/11 - 19:41

Non ce n'est pas le pape !

Allain Leprest est mort aujourd'hui. Les radios et les télés n'en diront sûrement rien ou si peu ... Il s'est donné la mort dans la nuit de dimanche à lundi. Il avait 57 ans ...

Un immense poète s'en va. Je ne remercierai jamais assez Madame Raymonde et son Zèbre de l'avoir glissé dans leur spectacle. Le sac à main de la putain par Madame Raymonde ... on ne sait s'il faut en rire ou en pleurer. Sublime ...

Pendant ce temps-là, bouffi de ses certitudes, Benoît XVI résiste aux bouffonneries du JDI et reste bien vivant, lui ...

Triste 15 août ...

30/04/2011

30/04/11 - 21:24

Cette chanson a bientôt 30 ans ...

Coincidences - Anne Sylvestre
Album : Ecrire pour ne pas mourir (1981-1985)

Le beau frère de la sœur du voisin
Gendarme
Est mort il y a quelques jours, est mort enfin
Sans larmes
Des larmes il n'avait plus de quoi
Il n'avait même plus de poids
Plus de souffle dans la poitrine
Il était dans son lit gisant
Il avait moins de quarante ans
Il travaillait dans une usine
De celles dont on ne dit rien
Où il n'y a jamais de pépins
Jamais de morts ni de malades
Ils n'y travaillent pas longtemps
Ils ne savent jamais pourtant
Où vont finir leurs camarades

{Refrain:}
Allons, mais qu'est-ce que tu penses ?
Ce n'sont que des coïncidences
Ces choses-là n'arrivent pas
Pas chez nous en tout cas

La femme de ménage de l'école
De sciences
A passé la visite médicale
En confiance
On lui a dit : "Il faut rester
À l'hôpital vous reposer"
L'a répondu : "J'ai mon ouvrage
Balayer autour du machin
Ils appellent ça, je crois bien
Une pile dans une cage"
Ils ont analysé son sang
Ils l'ont gardée. Ça fait longtemps
Y en a une autre qui balaye
A qui, bien sûr, on n'a rien dit
A l'hôpital il y a des lits
Elle ne vivra sûrement pas vieille

{au Refrain}

La sage-femme qui voit naître des enfants
Difformes
En voyant de plus en plus avec le temps
S'informe.
On lui dit que : "C'est le tabac
C'est la pilule ou le calva"
Mais certainement pas l'usine
Où tous les pères vont pourtant
Gantés, bottés, casqués de blanc
Gagner leurs trois sous de débine
Il faut tout ça pour compenser
Ce que vous pouvez gaspiller
D'essence dans vos mobylettes
Et quand vous marcherez à pied
Vous pourrez toujours regarder
Passer les avions sur vos têtes

{au Refrain}

Et moi, moi qui vous parle avec mon micro é-
Lectrique
J'ai bonne mine à vous les dérouler, mes idées
Paniques
Je n'aime pas beaucoup le froid
Je ne me chauffe pas au bois
Et je ne boude pas l'essence
Mais j'ai au ventre une grand' peur
Qu'on se retrouve un jour sans fleurs
Sans enfants et sans espérance
Qu'on se retrouve un jour sans nous
Avec personne au bord du trou
Rien que des armes et puis personne
Oh, dites qu'on s'en passera
De toutes ces choses qu'on a
Qui ne valent pas qu'on abandonne

Je n'y peux rien, toujours j'y pense
Je n'crois pas aux coïncidences
Ces choses-là arrivent bien
Et je n'invente rien

Mais, surtout, gardez vos vélos
On ira voir au bord de l'eau
Si jamais la mer veut
Redevenir bleue

13/04/2011

13/04/11 - 00:38

A quoi bon ?

A quoi bon s'indigner quand 25% des salaires plafonnent à 750€ ?
A quoi bon s'étrangler quand les copains du nain voient leurs chiffre d'affaire s'envoler avec des croissances à 3 chiffres ?
A quoi bon rugir avec un litre d'essence à 2€ ?
A quoi bon râler quand 3 millions de français n'ont pas pu se chauffer cet hiver ?
A quoi bon pleurer pour l'ISF qui grimpe à 1,3M€ ?
A quoi bon blêmir quand le salarié de Carrefour demande sa part ?
A quoi bon frémir quand on apprend ici ou là qu'à la manière de l'Auvergnat de ce bon tonton Georges des caissières font semblant de passer des articles au lecteur optique de leur caisse enregistreuse ?
A quoi bon éructer lorsque de plus en plus de cas de cancer touchent les plus jeunes ?
A quoi bon s'insurger quand le chose nucléaire, l'énergie soit-disant propre, recrute de la viande à rems et nous menace silencieusement ?
A quoi bon frissonner quand on nous apprend avec un mois de retard que l'accident de Fukushima est de niveau 7 alors qu'il est inscrit comme tel depuis le premier jour ?
A quoi bon vomir quand on apprend que 87% des carcasses bovines présentent des traumatismes graves et autres hémorragies internes ?
A quoi bon se révulser quand la carotte, la salade ou la fraise n'ont jamais vu ni la terre, ni le soleil ?

A quoi bon ? ...
A quoi bon ? ...
A quoi bon ? ...

Il ne nous reste plus qu'une chose : tenter de vivre pour soi, avec ceux que l'on aime, avec ceux de qui on est aimé ... Le compte à rebours est commencé, rien ne va plus, faites vos jeux ... Alors tentons l'expérience des joies les plus simples, de profiter de l'instant présent, du temps qui passe. Plus rien ne sert de courir, plus rien ne sert de nourrir la violence ou l’appât du gain, ces deux-là sont frères jumeaux !
Et pourtant elle tourne disait Galilée !
Et pourtant elle nous survivra quoi que nous en fassions ou que nous croyons en faire !
Et pourtant le printemps est là !
Et pourtant le terre est bonne fille elle nous supporte encore !
Et pourtant les amoureux croient à l'amour comme les nouveaux-nés croient à la vie !
Et pourtant le chat ronronne sur les genoux de Mamie qui elle-même ronronne devant sa télé !
Et pourtant une fugue de Bach, un croquis de Leonardo, une peinture de Picasso, un marbre du Bernin, une minute de Brel, un réquisitoire de Desproges, une Barbara de Prévert, un accord de Gainsbourg, un texte de Leprest, un soleil de van Gogh ...
Et pourtant, tant de choses inutiles sans lesquelles, à la manière de Nietsche, la vie serait une erreur !

Alors ! Vivons à pleines dents, tant qu'il encore temps !
Alors ! Laissons les guerriers guerroyer entre eux ! Et la guerre s'arrêtera faute de combattant !
Alors ! Laissons les banquiers jouer au monopoly ! Leurs chiffres ne sont plus que monnaie de singe à laquelle nous devrons tous trouver une alternative. Laissons les jouer avec les gamins de leur rue : quand ils seront fatigués, nous savourerons le calme revenu et vaquerons à nos échanges sans eux.
Alors ! Laissons les politiciens, serviles serviteurs des lobbyistes de tout poil. Quand il sauront compris qu'ils se sont trompés de maîtres, ils reviendront servir les vivants.
Alors ! Laissons les journalistes croire à ce théâtre qu'ils tentent de nous inventer, les projecteurs finiront bien par griller.
Alors ! Laissons les religieux de tout poil croire que leur dogme est indépendant de cette débâcle salutaire. Fussent-ils laïcs.

Nous ne savons ni l'heure, ni le jour, mais nous savons que la vie va reprendre le dessus, qu'elle fera basculer ce misérable théâtre, nous savons que la vie chassera les marchands du temple, nous savons qu'il y a quelque chose d'inaliénable dans la vie et que cette vie survivra à Fukushima comme elle a survécu à Tchernobyl, comme à tout autre folie de l'homme ... que cette folie s'appelle euro, dollar, yen ...

Aller, demain est un nouveau jour !
La nuit va être belle !
Que ceux qui ont des bras à partager y roucoulent de bonheur et de tendresse,
Que les autres trouvent au fond de leur coeur la petite flamme qui leur rappelle qu'il y a toujours au moins une personne qui t'aime ... même quand on ne sait pas qui ...

17/02/2011

17/02/11 - 00:29

Voyage au bout de la nuit ...

Non ce n'est pas du Céline, c'est Black Swan ...
La danse n'est qu'un prétexte à l'intérêt plus que limité. Mais il en fallait un. Et c'est la danse qui a été choisie. Bonne pioche, sans doute !

Nous assistons, impuissant, à la plongée d'une rare violence dans les tréfonds de la noirceur humaine. Cette plongée me paraît traitée de manière aussi exceptionnelle que dans le silence des agneaux ou le faucon maltais. A ce titre, chef d'oeuvre.

La schizophrénie issue de la paranoïa de la danseuse est particulièrement bien rendu par cette
ambiguïté qui fait que l'on ne sait plus ce qui relève de la réalité et ce qui relève du voyage intérieur de la danseuse face à ses démons. Vu sous cet angle le montage comme la photo sont des réussites rares. La perte des frontières est plus que réaliste.

Chaque acteur comme la direction d'acteurs vont au fond de l’ambiguïté, voire la dualité de chaque personnage. Bravo ! Bravo !

Cependant, la violence du voyage, la violence du face à face avec la dualité qui s'abrite plus ou moins en chacun de nous reste assez éprouvante tellement c'est magnifiquement réalisé.

Un film à voir en période de grande forme intérieure !

31/01/2011

31/01/11 - 22:44

Ferzan Ozpetek

Un DVD emprunté à la médiathèque. Encore une fois une splendeur. Décidément, je me demande si je ne suis pas en train de devenir fan ? Après Hammam,


cette fois, c'est « Le premier qui l'a dit ... ».

A chaque fois, j'y vois la même humanité qui transpire même si le drame n'est jamais bien loin. L'humanité de ce père que l'on pourrait prendre pour un terrible homophobe mais qui en réalité vit un désarroi total, désarroi des croyances effondrées, désarroi que la mort, au lieu de séparer, va réunir. Superbe ! Et puis en fouillant un peu, j'ai aussi trouvé « Tableau de famille ».

Bouleversant, non pas d'un truc larmoyant ou d'une tragédie quelconque. Bouleversant parce qu'avec un tout petit peu d'humanité, il est possible de s'accepter. Il est possible de vivre, voire revivre, si ce n'est renaître dans une espèce de cours des miracles. Le prétexte, le déclencheur - la découverte par une jeune veuve de la double vie de son mari - n'est rien à côté de la fabuleuse histoire d'acceptation de l'Autre. Superbe ! Tous sont superbes ! Certes certains ont une plastique qui leur donnerait le droit de jouer en des lieux où cette plastique pourrait bien être glorifiée. Mais surtout superbes d'humanité. Superbes par leur participation à la construction d'une improbable famille, mais une famille réelle, une famille de cœur, une famille où les uns et les autres se sont acceptés bien au delà des obligations du sang. L'antithèse de la « Vie est un long fleuve tranquille », l'antithèse aussi du « Premier qui l'a dit ». Quoique ... Je vous recommande la scène du sel ... un bijou.
Ferzan Ozpetek a laissé un autre Opus où la famille, la famille de cœur est questionnée au travers du drame : Saturno Contro.

Par bonheur, je viens d'en trouver un exemplaire en Italien et sous-titrage anglais. J'ai hatte de revoir cette merveille que j'avais pu voir pendant le festival Vues d'en face à Grenoble. Les trop rares extraits accessibles sur internet sont manifestement vus et revus par de nombreux internautes. Finalement quatre films dans lesquels la famille est observée par un entomologiste du cœur. Lorsque ladite famille intègre toute forme d'amour et toute forme de famille de sang, famille d'amour ou famille d'amitié.
Merci, monsieur Ozpetek.

31/01/11 - 16:55

Islande ...

Dans le fatras qui encombre ma boîte mails, j'ai trouvé ceci ...


Je ne sais pas si quelqu'un en a parlé ici, mais l'information mérite
sans doute d'être relayée ...

24/01/2011

24/01/11 - 11:31

Spécial œil de chat ...

Tourmaline





Diopside






24/01/11 - 10:46

Jolis cailloux ...

Œil de Tigre





Œil de Faucon




Œil de Taureau




Œil céleste (obsidienne)




Œil de Fer



23/01/2011

23/01/11 - 17:58

Groß Mahler ...

Griffin vient de partir à l'aventure Gustav Mahler ... L'occasion donc de partager quelques éléments de cette même quête.
Ce bon Gustav est fort éloigné de ce cher harpsichord que j'affectionne au point d'en avoir fait mon pseudo. Pour autant, curieux de toutes sortes de musiques, je me suis mis récemment en tête d'aller découvrir ce Gustav Mahler.
Pour commencer, j'aime à citer cette petite maxime de Mahler, himself : « Tout est dans la partition, sauf l'essentiel ». Je trouve qu'elle s'applique en des tas d'endroits bien plus vastes que la seule musique.

Sur le plan musical ... à sa sortie, j'ai commencé par la 5ème par Riccardo Chailly. Cette version avait fait l'unanimité des critiques à ce moment-là. Je l'ai écoutée en boucle ... Alors j'ai cherché à en connaître plus ... Bingo, la somme en 16 CD en public de Bernstein était paraît-il une aubaine. B'en euh ... J'avoue avoir du mal.
Une année plus tard, j'ai flashé sur « des Knaben Wunderhorn ». J'ai cherché sur le net et j'ai trouvé pas mal d'éloges sur la version de Maureen Forrester. Or, celle-ci est couplée avec la 1ère par Maurice Abravanel. Et là, non seulement Maureen Forrester est excellente et j'ai vraiment beaucoup aimé, mais cette version de la 1ère fût un choc. Que j'ai écouté plusieurs fois de suite dans la même soirée !
Pour la troisième, Adler avait été mon premier pas en vinyle il y a fort longtemps. (De même que la 4ème de Zubin Mehta, premier enregistrement numérique publié ... ça date ...) Depuis Horenstein est venu en version CD. Un must aux dires des Mahlériens passionnés. Horenstein n'a que peu enregistré par ce que, paraît-il, trop perfectionniste (donc parfaitement ch..nt avec les musiciens !). Cette troisième est superbe.
Pour la deuxième ... Je n'ai pas encore de version fétiche malgré Boulez,Chailly et Bernstein ... La version de Eliahu Inbal a longtemps servi d'enregistrement de test dans de nombreuses boutiques de hifi pour les premières minutes sur les violoncelles et contrebasses.
Pour la quatrième, une fort belle version de Walter (qui a connu Mahler) rééditée par Diapason. (N°5 les Indispensables)
Pour la sixième, Abbado à Lucerne.
Pour la neuvième, j'ai trouvé Ancerl dont j'ai lu récemment qu'il avait une dimension que nul autre avait.
Je suis en train de découvrir ... Sa version de la première est arrivée en 1ère position dans une écoute comparative en aveugle ...
Reste les autres symphonies et cycles de lieder ... il y a du chemin ...
D'une manière générale, j'ai beaucoup aimé la texture d'Abravanel, je poursuivrais sans doute la quête en bibliothèque. Ancerl a paraît-il signé une première au-dessus de toutes les autres ... voir ... Peut-être qu'un jour j'aimerai Bernstein ... inaccessible pour l'instant ...
J'ai vu Abbado en DVD ... bouleversant dans la 5ème comme la neuvième ... Pour les cycles de lieder, Dietrich Fischer Dieskau, Kathleen Ferrier m'ont fait faire un premier pas ... superbes ... Cependant, j'ai, là encore, du chemin à faire pour me familiariser.
Au milieu de ce parcours, j'ai prévu quelque initiation chez Bruckner ... reprendre le voyage interrompu chez Messiaen ... retourner dans les symphonies et quatuors de Chostakovitch ...

21/01/2011

21/01/11 - 17:44

Vomir ...

Ainsi c'était donc ça !
Depuis quelques temps Rue89 me semblait le pâle reflet de lui-même. Ce matin, la cause est tombée, flamboyante, évidente : Rue89 a vendu son âme à Areva. Comment peut-on prétendre à de l'information libre et consistante quand on est désormais financé par le montre industriel et mortifère Areva ?
Que Rue89 crève d'avoir vendu son âme au diable, ce n'est pas ça qui est important. C'est leur âme, pas la mienne. Non ce qui me dérange c'est que certains sites à caractère catastrophiste, certains tenants de la théorie du complot voient leurs thèses se réaliser sous mes yeux. Et ça, franchement, ça me gêne profondément ...

20/01/2011

20/01/11 - 00:16

Pianomania



Documentaire plusieurs fois primé, Pianomania filme avec tact et humour les rapports entre plusieurs pianistes et leur accordeur / préparateur de piano. Stefan Knüpfer est non seulement une oreille mais aussi un fin psychologue, un chirurgien de la mécanique du clavier, une sorte d'Indiana Jones du piano. La course millimétrée au beau son, la quête d'une espèce de perfection répondant au fantasme de l'artiste.
Evidemment pour profiter des exemples et de la prise de son superlative du film, il convient d'aller se poser dans une salle digne de ce nom, label THX à la clé !
Après ce film, on ne peut plus écouter un disque de ces géants du piano de la même oreille. En particulier, l'Art de la Fugue de Bach par Pierre-Laurent Aymard. La collaboration autour de cet enregistrement prend une dimension intéressante et donne une idée assez significative de la préparation d'un piano.
Au passage, une très bonne surprise : les quelques secondes de pur bonheur du 13ème concerto de Mozart par le même Pierre-Laurent Aymard. Pas de chance, ils n'existent pas en disque ... du moins pas encore ...

La bande annonce n'est peut-être pas aussi bonne que le filme, mais mélomanes de tout poil l'existence même de ce documentaire est un des rares secrets de cuisine qui nous soit offert.

On voit aussi Lang Lang, bon b'en c'est Lang Lang plus vrai que nature, massacreur d'ivoire ... bon b'en on passe ...
Plus émouvant on y voit Brendel dans ce qui appartient sans doute à ses dernières apparitions au piano.

Pour qui veut en savoir plus avant de se plonger dans cet océan de sons et de notes, les secrets de tournages expliquent plus en détail l'esprit du film.

Bref un grand moment ! Décidément 2011 démarre très très fort !

 

Chanson
Allain Leprest
Anne Sylvestre, Que vous êtes beaux
Eric Toulis, Pauvre petit célibataire
Jacques Brel, Liège
Madame Raymonde
Serge Rezvani, Jamais je ne t'ai dit que je t'aimerai toujours
Films
Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global (1)
Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global (2)
Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global (3)
Lautner, Les barbouzes
Patrick 1,5
When night is falling
Musiques
! Anouar Brahem 1
! Anouar Brahem 2
~Christina Pluhar … 10 ans …
~Christina Pluhar, Cornet à bouquin
~Pierre Vidal, organiste
Bach, Oratorio de Noël par Harnoncourt
Bach, Partitas par Perahia
Bach, Saint Jean par Harnoncourt
Bach, Saint Matthieu par Harnoncourt
Bach-Busoni, Chaconne par Michelangeli
Beethoven, Concertos pour piano 1
Beethoven, Concertos pour piano 2
Chopin, Polonaise héroïque par Argerich
Chostakovitch, prélude par Nikolayeva
Mahler, des Knaben Wunderhorn
Mozart, Radu Lupu
Purcell, Sound the trumpets par Deller père et fils
Rossi, Chaconne par Christina Pluhar
Royer, Marche des Scythes par Skip Sempe
Schubert-Liszt, Gretchen am Spinrade par Kissin
Schumann par Thomas Enhco
Soler, Fandango par Scott Ross
Strauss, Radetsky par Ozawa 2002
Rions un peu
Francis Blanche et Pierre Dac, Le parti d'en rire
Francis Blanche, Barbier de Séville
Francis Blanche, Le berger 1
Francis Blanche, Le berger 2
Grippe A
L'art de décaler les sons 1
L'art de décaler les sons 2
L'enfer
Paix …
Stéphane Guillon 1
Stéphane Guillon 2
Société
Amour
Amour inconditionnel
Confiance
Culture
Eglise, sexe, homosexualité et pédophilie ...
Homophobie et Gay Pride
Homophobie et Religions
Ho'oponopono
L'art de Vivre 1
L'art de Vivre 2
L'art de Vivre 3
Pédophilie et Tchernobyl
Roselyne et la grippe A
Tout est dans la partition sauf l'essentiel ...
Un mec bien ?

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